Des lettres, des mots, des lignes, des pages, des livres... Je pourrais en écrire tant sur toi, mais enfin, l'écrit court possède sa justesse...

Des lettres, des mots, des lignes, des pages, des livres... Je pourrais en écrire tant sur toi, mais enfin, l'écrit court possède sa justesse...
Souvenirs, souvenirs...


« Un fond musical de jazz, une clope à la bouche, un verre de whisky à la main, le tout avec un sourire irradiant ton visage »


Il vient un temps où l'on te murmure tout bas : « Il faut dire au revoir ma chérie. »

Il vient un temps où la faucheuse débarque, doucement –parfois– pour te prévenir puis entre, viole ton environnement pour emporter cette personne si précieuse à tes yeux. Les battements de c½ur diminuent, la respiration se fait lente et douloureuse, le visage se creuse, pâlit, les yeux s'affolent, l'agonie est insupportable.

Il vie
nt un temps où tu comprends que l'on t'enlèvera chaque être essentiel de ton quotidien, une bourrasque qui détruit tout, et que tu ne pourras rien faire. Rien.

Il vient un temps où tu dois envisager que l'existence persiste, tu n'es pas seule, et qu'il faut se redresser, marcher, courir sans jamais oublier.

Il v
ient un temps où le mot fin s'inscrit dans les lignes de vie d'un individu et cela ne peut pas changer. L'immortalité ne semble pas exister. La vie serait une sorte de segment temporel : début et fin.

Il vie
nt un temps où le rêve enfantin se brise : cela s'appelle grandir. Tu ouvres les yeux et tu comprends alors un unique terme : l'éphémère...



Une larme coulera toujours un peu, au coin de l'½il, une goutte, toute fine: celle de l'apprentissage et évidemment de la tristesse. Apprendre à habiter dans l'appartement sans toi, sans tes crises de colère, sans ce jazz si puissant, sans tes discours sur le SIDA, sans ta fierté d'avoir guéri des Hommes, sans les histoires insensées que tu tentais de me faire croire, sans les innombrables bibelots que tu rapportais des brocantes, sans les Cd et 33 tours qui peuplaient ce salon qui fût, sans ton ½il rieur, sans cet amour du cinéma, sans ta passion du surréalisme, sans cette présence réconfortante dont chacun nécessite, sans ce TOUT -défauts compris- qui te constituait.
Apprendre simplement à vivre sans géniteur, la partie de l'être : Son père.


# Online seit Mittwoch, 20. August, 2008 um 11:39

Geändert am Sonntag, 22. März, 2009 um 16:05